Ce que les Grecs anciens savaient déjà sur la fin de carrière (et que nous avons oublié)

On pense souvent que le mal-être professionnel en fin de carrière est un phénomène moderne.
Burn-out tardif, perte de sens, sentiment d’inutilité après 55 ou 60 ans…
Comme si ces questions étaient nées avec le monde du travail contemporain.

C’est faux.

Dès l’Antiquité, les médecins grecs – bien avant les antidépresseurs et les bilans de compétences – avaient identifié quelque chose d’essentiel : le mal-être n’est pas une faiblesse, mais un déséquilibre.

Et ce déséquilibre apparaît souvent lors des grandes transitions de vie.

La mélancolie antique : une clé de lecture étonnamment moderne

Chez Hippocrate, la « mélancolie » ne renvoie pas à une maladie honteuse ou à un défaut de caractère.
Elle est comprise comme un déséquilibre global entre :

  • le corps

  • le rythme de vie

  • l’environnement

  • et surtout… le sens donné à sa place dans la cité.

Autrement dit :
👉 quand un individu perd son rôle, son utilité perçue, sa contribution, son équilibre vacille.

Difficile de ne pas y voir un parallèle évident avec ce que vivent aujourd’hui de nombreux cadres, dirigeants, indépendants ou professions libérales en fin de carrière.

La fin de carrière : une perte de rôle avant d’être un projet à construire

Ce que les Grecs avaient compris, et que notre société a tendance à nier, c’est ceci :

Cesser une activité centrale, ce n’est pas seulement arrêter de travailler. C’est perdre une identité.

Le titre, le statut, la reconnaissance sociale, le rythme quotidien… Tout cela disparaît ou se transforme brutalement.

Et tant que cette perte n’est pas reconnue, aucun « projet de retraite » ne tient vraiment.

C’est souvent à ce moment-là que surgissent :

  • fatigue inexpliquée

  • démotivation

  • sentiment de vide

  • questionnement existentiel profond

Pas parce que la personne est « fragile ». Mais parce qu’elle traverse un déséquilibre identitaire majeur.

Raconter sa vie pour retrouver du sens

Un autre point fondamental de la médecine antique : le soin passe par le récit.

Les médecins prêtaient une attention particulière à l’histoire du patient, à ce qu’il avait perdu, traversé, enduré, transmis.

Aujourd’hui encore, aucune reconversion, aucun projet de fin de carrière ne peut émerger sans cette étape :

👉 relire son parcours,
👉 mettre du sens sur ce qui a été vécu,
👉 comprendre ce que l’on souhaite transmettre, et sous quelle forme.

C’est exactement ce que permet un bilan de compétences bien mené : non pas un simple inventaire de savoir-faire, mais une reconstruction de cohérence.

Préserver l’équilibre avant qu’il ne se rompe

Les Grecs ne cherchaient pas seulement à soigner. Ils cherchaient avant tout à préserver la santé mentale.

Cela passait par :

  • le rythme de vie

  • l’activité physique

  • l’équilibre entre action et repos

  • la juste place dans la société

Appliqué à aujourd’hui, cela pose une question clé :

Et si la fin de carrière n’était pas une sortie, mais une reconfiguration ?

Préparer cette transition en amont permet d’éviter :

  • l’errance post-retraite

  • la chute brutale de motivation

  • le sentiment d’inutilité

Repenser la fin de carrière comme une étape de sens

Chez Alivenow, nous partons de ce principe simple – mais radical :

Vous n’êtes pas en échec. Vous êtes en transition.

Un bilan de compétences en fin de carrière n’est pas là pour « retrouver un emploi à tout prix ».
Il sert à :

  • clarifier ce qui fait encore sens

  • identifier ce qui mérite d’être transmis

  • construire un projet réaliste, aligné avec l’énergie, l’âge et les valeurs

Exactement comme les Anciens l’avaient compris : l’équilibre précède la performance.

👉 Si cette réflexion résonne avec votre situation actuelle,

c’est peut-être le bon moment pour vous poser la seule vraie question :

Quelle place ai-je encore envie d’occuper, et à quoi ?

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Pourquoi les bilans de compétences classiques échouent après 55 ans