1 habitant sur 4 a plus de 65 ans en région PACA : et si la retraite devenait une transformation plutôt qu’une disparition ?

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le vieillissement de la population n’est plus une projection : c’est une réalité structurelle.
Au 1er janvier 2025, près d’un habitant sur quatre a plus de 65 ans, avec des proportions encore plus élevées dans le Var et les Alpes-Maritimes 1 habitant sur 4 de notre région.

Derrière ces chiffres se cache une réalité souvent peu abordée :
👉 la retraite n’est pas seulement une transition administrative ou financière.
👉 C’est une transition psychologique, identitaire et existentielle majeure, en particulier pour les cadres, dirigeants et professions libérales.

Vieillir en PACA : un territoire attractif… et un choc silencieux

La région PACA attire. Malgré un solde naturel négatif (plus de décès que de naissances), la population continue d’augmenter grâce à son attractivité économique, climatique et sociale.

Mais cette attractivité a une conséquence directe :

  • Les plus de 65 ans sont désormais plus nombreux que les moins de 20 ans

  • Dans les Alpes-Maritimes, 26 % de la population a plus de 65 ans

  • Dans le Var, ce chiffre monte à 28 % 1 habitant sur 4 de notre région

Pour les seniors à forte responsabilité, cette phase de vie pose une question clé : Que reste-t-il de moi quand mon rôle professionnel disparaît ?

Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8560400#onglet-2

Les grandes pertes invisibles de la retraite

Chez certains, la retraite peut provoquer un empilement de pertes successives.

1. La perte d’identité professionnelle

Quand on a été « dirigeant », « médecin », « avocat », « cadre supérieur », qui suis-je sans mon titre, mon statut, ma fonction ?

2. La perte d’objectif et de vision

Le travail structurait les priorités, les échéances et le sentiment d’avancer. Sans cap clair, un vide peut s’installer.

3. La perte des relations sociales

Réunions, décisions, équipes, clients… La retraite rompt brutalement le lien social quotidien.

4. La perte de la routine structurante

Le fameux métro-boulot-dodo, aussi critiqué soit-il, offrait un cadre rassurant.

5. La perte de pouvoir et du sentiment d’utilité

Ne plus décider, ne plus influencer, ne plus être sollicité peut être vécu comme une forme d’effacement.

Question pour vous : 👉 Laquelle de ces pertes vous inquiète le plus aujourd’hui ?

Ce que la psychologie nous apprend : la retraite est une crise de croissance

La psychologie montre que la retraite est une crise de croissance, au même titre que l’adolescence :

  • Elle fait peur

  • Elle implique un déplacement identitaire

  • Elle demande une transformation

Mais, contrairement à l’adolescence, cette période permet aussi :

  • De devenir pleinement soi

  • De se libérer des injonctions sociales et professionnelles

  • De choisir consciemment sa manière de vivre

Autrement dit : 👉 La retraite n’est pas la fin d’un rôle, mais l’ouverture d’un espace de liberté inédit.

Traverser la retraite comme un processus de transformation progressive

Pour éviter de subir cette transition, il est essentiel d’entrer dans un processus structuré, progressif et conscient.

1. Se déprogrammer des anciens schémas

Sortir du « je vaux ce que je produis » - Distinguer valeur personnelle et performance professionnelle

2. Retrouver une hygiène mentale saine

  • Ralentir sans culpabiliser

  • Repenser son rapport au temps

  • Apaiser la pression intérieure

3. Se redéfinir autrement que par le statut

Explorer :

  • ses rôles de transmission,

  • ses talents relationnels,

  • ses moteurs profonds et authentiques.

4. Identifier ce qui donne encore envie

Qu’est-ce qui vous met en mouvement aujourd’hui ?

  • Créer ?

  • Transmettre ?

  • Accompagner ?

  • Apprendre ?

  • S’engager autrement ?

5. Se rebrancher à la vie, au sens, au désir

La retraite réussie n’est pas une retraite inactive. C’est une retraite alignée.

Question clé : 👉 Si vous n’aviez plus rien à prouver, que choisiriez-vous de faire ?

Pourquoi le bilan de compétences devient un acte de conscience

Contrairement aux idées reçues, le bilan de compétences n’est pas réservé aux actifs en reconversion.

Pour les seniors en fin de carrière, il devient :

  • Un outil de clarification identitaire

  • Un espace de réflexion sécurisant

  • Un levier de transmission et de liberté

Il permet de :

  • Mettre en lumière ce qui a du sens aujourd’hui

  • Construire un projet de retraite active réaliste

  • Transformer une fin de carrière en nouvelle trajectoire de vie

Enjeux B2C et B2B : une responsabilité collective

Pour les enfants de seniors actifs (B2C)

Aider un parent à préparer sa retraite, c’est :

  • prévenir l’isolement,

  • préserver la santé mentale,

  • maintenir le lien et l’élan de vie.

Pour les entreprises et institutions (B2B)

Directions RH, CSE, référents QVCT :

  • La prévention des risques psychosociaux ne s’arrête pas à la fin du contrat

  • Accompagner les départs à la retraite, c’est agir en amont de la santé mentale

  • C’est aussi valoriser la transmission et l’héritage humain

Conclusion : ne pas subir la retraite, mais la traverser lucidement

La retraite n’est pas un vide à combler.
C’est un passage à traverser consciemment.

👉 Ne pas subir la retraite, mais la traverser lucidement, c’est se donner la possibilité de vivre une retraite heureuse, active et alignée.

Dans ce contexte, le bilan de compétences devient un acte de conscience, de transmission et de liberté.

🎯 Vous êtes concerné, ou l’un de vos proches l’est ?

Je vous invite à échanger en toute confidentialité sur votre situation, vos questionnements et vos envies pour la suite.

👉 Prenez contact dès maintenant via la page dédiée :
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Parce que la fin d’une carrière peut aussi être le début d’une vie choisie.

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